Pau


blason de pauPau est une commune française, chef-lieu du département des Pyrénées-Atlantiques et située dans la région Aquitaine.Pau est la capitale du Béarn. Elle compte 82 500 habitants et son aire urbaine 216 830 habitants.

Pau est le 3e centre économique et universitaire du grand sud-ouest après Bordeaux et Toulouse.

Son nom en béarnais est Pau (prononcé [ˈpaw]), toponyme que l’on a d’abord voulu rattacher à « pal » (pieu) car le château initial était entourée d’une palissade.

 

En fait le nom vient probablement de la racine pré-indo-européenne pal / bal signifiant rocher escarpé, ce qui correspond au site de l’implantation initiale. Ses habitants sont appelés les Palois et les Paloises.

Sources : Wikipédia

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Histoire de Pau

L‘histoire de Pau est longue de plusieurs siècles mais l’épanouissement de la ville est relativement récent, il s’affirme au XIX et XXème. Les débuts de Pau sont bien modestes. Jusqu’au XIème siècle ce sont quelques masures autour d’une construction en bois, poste d’observation, constitué seulement d’une tour et d’une palissade qui donnera probablement son nom à la ville : le pieu, le pal: paü en Béarnais.

Le site est toutefois exceptionnel: un promontoire entre le gave et son petit affluent de rive droite: "Le Hédas". La fortification permet de contrôler la route Sud/Nord et le gué sur le gave, les populations venant de la montagne (en particulier de la vallée dOssau) et les troupeaux se dirigeant vers les plaines Aquitaines. Henri 4 Dans ce qui est, à l’époque, le Vicomté de Béarn, Pau, petite Bourgade, vivote au rythme des querelles opposant ses habitants aux rudes Ossalois pour le contrôle des passages s’étendant au delà du ravin du Hédas. Le XIVème siècle marque une étape importante. Le Vicomte de Béarn est le flamboyant Comte de Foix, Gaston Fébus. C’est un grand prince lettré et fin politique puisqu’il parvient à rester à l’écart du conflit qui oppose le roi d’Angleterre au roi de France ( c’est la guerre de 100 ans). En outre, son grand dessein est de bâtir un état Pyrénéen reliant ses domaines allant du Vicomté de Béarn au Comté de Foix.

Cette politique le conduit à protéger ses terres de ses ennemis. Il fait construire un remarquable dispositif défensif. Pau en fait partie. La petite place forte construite en pierre, entre temps, devient une forteresse avec un donjon de brique, image de marque des constructions de Fébus. Cela ne fait pas pour autant grandir la bourgade. Un siècle plus tard, l’esprit de la renaissance souffle sur Pau. Au XVème siècle l’austère forteresse devient demeure princière grâce à la volonté du prince de navarre qui fait de Pau une capitale dotée de privilèges, elle devient le siège d’une sénéchaussée .

Au XVIème siècle, elle obtient le droit de battre monnaie, Pau commence à sortir de sa torpeur. Le roi de Navarre, Henri d’Albret s’y installe avec son épouse, Marguerite d’Angoulème, soeur de François 1er, esprit brillant auteur de l’Heptaméron. Le couple royal donne au château ses lettres de noblesse, il devient l’un des fleurons de l’architecture de la renaissance. Le château et ses royaux occupants contribuent à l’essor économique de la ville, essor qui s’accentue avec l’arrivée des protestants qui se réfugient dans la capitale de la reine Huguenotte : Jeanne d’Albret. La renommée de la ville grandit avec le fils de Jeanne : Henri III de Navarre devenu le roi Henri IV après la disparition de ses cousins: les derniers Valois. Le royal Béarnais n’oubliera pas la cité de sa naissance à laquelle il accorde le titre de ville. Son fils Louis XIII en fait le siège d’un parlement.

Pau voit donc se développer une activité judiciaire mais aussi religieuse. Le catholicisme reprend du terrain sur le protestantisme. Les couvents et les institutions religieuses se multiplient. Un artisanat se développe en particulier autour du textile mais même si elle commense à s’étendre vers l’est, la ville reste modeste, sans prestance autour d’un château qui se délabre. Puis vient Napoléon Ier. L’empereur et son armée sont de retour de la cruelle aventure en Espagne. L’empereur apprécie immédiatement le site exceptionnel de la ville. A coup de décrets il la transforme, l’aère et en fait pour la 1ère fois une ville ouverte sur les Pyrénées.

A son tour, le duc de Wellington, futur vainqueur de Napoléon, s’arrête à Pau avec son armée; Les Britaniques découvrent Pau et son climat. Le XIXème siècle commence, il va devenir celui de "Pau ville Anglaise". Ils sont légion ceux qui font l’éloge des vertus curatives du climat de la cité royale, parmi eux, le plus zélé est un jeune médecin écossais: Alexandre Taylor. De riches Britaniques affluent afin de soigner leur mélancolie, leurs affections pulmonaires et en particulier la redoutable tuberculose. Une brillante société s’installe, la ville se transforme. On y soigne ses affections mais il faut aussi se distraire. Les Anglais introduisent ce qui fait leur mode de vie: le Golf, la Chasse au Renard, l’Hippodromme.

L’amour des anglais pour le cheval est à l’origine de la vocation hippique de la ville. Ils font construire de somptueuses villas. Les hôtels de prestige comme l’hôtel de France et l’hôtel de Gassion ne suffisent pas. Il faut satisfaire une clientèle exigeante. Les édiles s’y emploient: la ville est alimentée en eau, on installe un réseau d’égouts et l’éclairage au gaz. On réalise d’ambitieux projets d’urbanisme comme l’achat de la propriété du comte de Beaumont où l’on construit le magnifique palais d’hiver à la somptueuse verrière et le boulevard des Pyrénées, belle promenade reliant le château au domaine Beaumont. beaumont.jpg Le sport est roi; Le tennis, la chasse à courre, le golf mais aussi l’aviation.

A l’aube du XXème siècle, Pau devient un des berceaux de cette nouvelle aventure grâce à deux Américains: les frères Wright qui pratiquent leur activité sur les landes du Pont Long. Des pilotes de légende comme Guynemers, Nungesser ou Roland Garros sont passés par l’école de Pau. Pau est également prisée par les gens de lettres. Saint-John Perse, Francis Jaymmes et la poétesse Anna de Noailles.

Des décennies plus tôt, Alfred de Vigny et Lamartine avaient chanté les charmes de la ville. La première guerre mondiale ouvre avec fracas le XXème siècle, toute une époque sombre avec le cauchemard des tranchées; Les riches familles désertent Pau pour des stations balnéaires. Dans les années 50, la découverte du gisement de gaz de Lacq donne à Pau une nouvelle impulsion et si le gisement s’épuise aujourd’hui, le centre de recherche lié aux activités pétrolières, l’université et le développement de nouvelles technologies, font de Pau une ville qui fait le pari de l’innovation. Entre Océan et Pyrénées, Pau a gardé sa vocation touristique. Bien desservie par son réseau routier, aéroportuaire et ferroviaire, seul un axe autoroutier Aquitaine/Espagne fait cruellement défaut. Pau possède également un tissu important de petites et moyennes entreprises, certaines dans le sillage de Turboméca, fleuron l’industrie aéronautique. Pau est une ville sportive et culturelle; Prenons pour exemple son nouveau Jaï-Alaï, son palais des sports, son Zénith, son Hippodrome et sa future médiathèque.

Le beau ciel de Pau "Beth Ceü de Paü" que continuent à chanter avec ferveur les Béarnais n’est pas une légende. C’est sous ce ciel qu’il faut flâner pour retrouver les témoignages de la longue histoire d’une cité qui a vu naître 2 rois : Henri IV et Bernadotte devenu roi de Suède à la faveur des aventures Napoléoniennes.

Sources : Ex pau-en-ligne.com

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